Par Nataly St-Gelais nataly@sportsjuniors.com
C'est sur touche disgracieuse que la rencontre entre les Saguenéens de Chicoutimi et les Huskies de Rouyn-Noranda a pris, samedi soir au Centre Dave Keon de Rouyn.
Mêlée générale
Deux joueurs se sont bousculé quand la cloche a annoncé la fin du match et juste le temps de dire «coucou» les deux bancs se sont littéralement vidé. Tous ce beaux mondes ont jeté les gants. À un moment, Francis Verreault des Sag’s avait deux adversaires des Huskies sur lui. Des visages étaient totalement rouge, le sang coulait sur la glace, on ne voyait plus la couleur peau de la face d’Antoine Roussel. Les amateurs criaient: Encore! Encore! Encore! Les entraîneurs, Richard Martel et André Tourigny debout sur la bande se faisait des simagrées ... Un spectacle désolant! Les officiels de la partie ne savaient ou se mettre, ils regardaient la scène avec un peu de recul en prenant des notes, plutôt des numéros à suspendre. La mascarade a duré une bonne dizaine de minute avant que les premiers combats prennent fins et que certains joueurs regagnent le vestiaire par eux même. Par la suite les arbitres sont arrivé à séparer les plus rebelles.
D’autant plus désolant que plusieurs joueurs se verront suspendre pour une ou deux parties. Deux équipes qui bataillent pour des positions importantes au classement. Les frustrations de quelques minutes viendront hantées, peut être, une place de choix dans l’échelle des points à cause qu’ils seront privé de certains joueurs pour les matchs à venir. Le jeu en valait t’il vraiment la chandelle? Non.
Un match enlevant
Le match s’était pourtant bien passé. Une rencontre avec beaucoup de rebondissements, une partie déconseillé pour les gens ayant des problèmes cardiaques. Les Saguenéens avaient une avance de 3-0 après vingt minutes de jeu. Par la suite, les Huskies ont pris les devant 4-3 pour enfin remporter la rencontre 5-4. Francis Paré a marqué son quarantième but de la saison, premier pointeur à atteindre ce sommet cette saison.
Des belles paroles
Tout ces combats et débats entourant la violence dans les arénas, les parents qui crient et s’en prennent gratuitement aux arbitres, aux entraîneurs dans les divisions mineurs, amène à faire une certaine réflexion. Les journalistes sportifs, les piliers des tribunes téléphoniques s’empressent de décrier cette brutalité malsaine qui règne depuis belle lurette au sein des équipes de hockey. "Quel modèle pour nos jeunes?" "Qu'attendons-nous pour sévir?" "La justice doit s'en mêler". "Ce n'est pas notre sport national, ça", s'est même exclamée, dernièrement, la Ministre québécoise du Sport et du Loisir, Michelle Courchesne. Peu importent les explications, les raisons ou les origines de la violence au hockey, le résultat sur la glace est concret: Le hockey est plus que jamais un sport dangereux. Les accidents font partie de la «game», tant au niveau professionnel qu'amateur.
La déchéance
Le hockey est probablement le sport le plus difficile à jouer parce qu'il y a deux extensions: les lames des patins et le bâton qui aide à contrôler un objet. La violence n'a rien à voir avec le bon hockey, il est considéré comme une institution sociale au même titre que la culture.
La popularité du hockey est en déclin depuis plusieurs années. Elles sont loin, les légendes qui galvanisaient les foules telles que Maurice Richard, Jean Béliveau et Guy Lafleur. Cette aura qui régnait au-dessus de notre sport national a disparu. Une bagarre protocolaire à chaque match ne semble pas garder le public captif. Au Canada, le hockey a certes, perdu des plumes. La violence déplace-t-elle les foules? Pas sûr. Ce qui est le plus peinant, c'est que le hockey est né à Montréal. C'est notre héritage à la culture sportive mondiale. Il est triste de voir ce qu'on en a fait. Pour une énième fois, le débat sur la violence au hockey refait surface, fait trois petits tours et puis s'en va... Et reviendra!